CHRYSALIDE
Dans son cocon vermeil, le ver solitaire sommeille ;
Par ses fils, enveloppé, il ne peut aller ;
Mais de loin, des murmures ; qui battent la mesure ;
Assez ! de ce nid d’or ; il est temps d’éclore !
Les sens en éveil ; la chrysalide se réveille ;
Eprise d’air pur, elle frissonne d’aventures ;
Et, prenant conscience, elle rêve d’existence ;
Assez ! la diapause ; place à la métamorphose !
Alors levant le voile, le papillon se dévoile ;
Les yeux s’ouvrent sur la destiné ; douce se fait la liberté ;
Et, d’un battement d’ailes, l’horizon se révèle ;
Assez ! du noir obscur ; vive le bleu azur !